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Les libellules d'Azure.

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Azure Weasley
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MessageSujet: Les libellules d'Azure. Dim 24 Nov 2013 - 12:47

Les libellules d'Azure


Je vous présenterais dans ce sujet certains de mes écrits (les autres étant uniquement publié sur mon blog).

    Voici la liste des textes:
  • Macadam macabre
  • Juno et Bastien
  • Kourane ~ Orale

    Vous pouvez commenter: Les libellules d'Azure


Dernière édition par Azure Weasley le Mar 24 Déc 2013 - 12:06, édité 6 fois
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Azure Weasley
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MessageSujet: Re: Les libellules d'Azure. Dim 24 Nov 2013 - 12:48


Macadam macabre


    J’ai une putain de boule au ventre. Non, mais sérieusement, ils se sont vu ? Cet homme en face de moi qui ne s’applique même pas à bien fermer la bouche en mangeant et cette femme qui comble le silence de paroles insipides pour ne pas entendre le bruissement de bouche de celui qu’elle a un jour aimé.

    J’ai envie de me lever et de leur balancer mes couverts à la tête. Ils ne se rendent pas compte. Je n’ai pas dormi depuis hier. Je m’effondre mentalement chaque fois qu’on me fait une remarque. Ils ne voient pas ? Est-ce qu’ils sont aveugle ?

    J’en peux plus. J’ai à peine manger : le voient-ils ? Je me lève prend mon assiette et l’enserre fort pour ne pas la casser dans un geste enragé sur la tête de mon paternel. Ils ne voient toujours pas. Ma mère s’applique à raconter, encore une fois, comment son cousin est tombé dans les escaliers et mon père approuve de la tête en mâchant un énorme bout de pain ; mais qui aurait l’idée de mettre autant dans sa bouche ?

    Juste avant de m’enfuir dans mon chaleureux palais du désespoir, je croise le regard de ma mère et j’y perçois la tristesse. Sait-elle ce que je vis, gardant le silence de honte ou est-ce plutôt son propre désespoir dans lequel j’ai vu le reflet du mien ?

    Je me glisse dans l’embrasure de ma porte, le referme et la verrouille. Seul la petite lampe de chevet éclaire la salle dans une semi obscurité caressante, dévorante. Je me débarrasse de mes vêtements et vais me blottir sous mes draps.

    Il m’attends encore ici : Sahel. Enfin, j’aimerais que ce soit lui, mais c’est simplement une photo de lui et de moi, mais je ne suis pas important. Il ne me reste que ça. Son beau visage au coté du mien, souriant.

    Cette image, elle résume bien ce qu’on était. On était les rois du monde ensemble. Sahel et Yannick, les deux amoureux secrets qui repeignaient le monde en mille couleurs. On avait le sourire ensemble. Je mets de la musique : ils ne m’entendront pas pleurer.

    Depuis que je le sais, je n’arrive plus à sortir. L’école est un calvaire. Sahel pourquoi on gardait ça secret. Je ne pourrais même pas venir pleurer sur ta tombe, te dire au revoir à ton enterrement. Personne ne devait savoir.

    Je me hais de n’avoir pas vu que tu n’allais pas bien. C’est moi qui te devais te rendre heureux. On était là l’un pour l’autre. Comment ça se fait alors que je n’ai pas vu que tu avais une plaie béante au fond du cœur contre lequel je me blottissais ? Pourquoi tu t’es laissé tomber sous ce bus roulant à tombeau ouvert ? Tu as été broyé, déchiqueté par le métal hurlant.

    C’était si mal que ça qu’on s’aime ? On était deux mecs, ouais… Je ne me suis jamais senti aussi bien avec toi, c’était ça le mal ; c’était être heureux ?

    Ma main déchire mon souvenir de toi. Elles tremblent. J’ai mal ; pas seulement aux mains, qui semblent vouloir se biser l’une l’autre, mais aussi et surtout au cœur, à l’âme. Mon corps entier se consume, s’envolant ailleurs, tandis que mon âme se décompose, pourrissant sur le macadam qui t’a vu mourir.

    Je te le promets Sahel ; jamais plus je ne ferais de mal à un autre homme ! Je te le promets…
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Azure Weasley
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MessageSujet: Re: Les libellules d'Azure. Dim 24 Nov 2013 - 14:01


Juno et Bastien


Les temps des enfants:

- Ju… Il vient bientôt ton papa ?

Bastien fronça les sourcils en posant sa question. C’était comme si il réalisait en prononçant ses mots que quelque chose n’allait pas. Juno resta impassible. Du haut de ces cinq ans, rien ne pouvait l’atteindre. Elle répondit vaguement à son ami qu’il ne devrait tarder.

Les deux enfants reprirent la construction de leur fort de neige. Il s’appliquait à faire s’élever les butes de neige qui leur servait de mur.

Les deux garnements n’étaient restés devant l’école, lorsque leur maîtresse quitta les lieux, elle ne se rendit pas compte qu’elle abandonnait deux enfants. Cela faisait plus d’une demi-heure que la cloche avait retenti. Bastien et Juno avaient regardé leurs camarades s’en aller avec leur parent tandis que le père de Juno ne venait toujours pas pour les reconduire chez eux. Trop absorbé par leurs jeux, ils n’avaient pas réalisé ce qui se passait.

Soudain, Bastien s’interrompit. Il avait remarqué une empreinte de pas dans la neige bien particulière. Il s’agissait d’un pied normal, mais l’un des dessins de la semelle était un visage totalement rond avec deux yeux tout aussi rond, ainsi qu’un grand sourire.

Ce smiley dessiné dans la neige alerta le petit garçon. Il interpela son amie et il en déduire tous les deux qu’un espion, envoyé par on ne sait qui, s’était glissé dans leur forteresse de neige.

Deux détectives venaient d’apparaître sur ce petit bout de trottoir. Leur mission était simple, il devait retrouver l’intrus et le neutraliser. Si il était entré dans le fort, il avait surement des informations capitales sur sa défense. Les deux mini-enquêteurs se lancèrent donc sur la piste des empreintes. Ils suivirent sur la neige le chemin qu’avait prit l’espion. Ils arrivèrent devant la porte de l’école où ils ne trouvèrent personne.

L’affaire se révélait complexe. Les deux enfants n’avaient découvert des empreintes qu’en direction du fort et aucun n’en ressortant. Juno décida de retourner à la forteresse dans l’espoir d’y dénicher l’intrus. Bastien allait la suivre quand il se rendit compte qu’après leur passage de nouvelles empreintes étaient apparues. Il fronça les sourcilles comme il l’avait déjà fait auparavant.

Mais, bien sur ! Il venait de trouver la réponse à leur intrigue. Il n’y avait tout bêtement pas d’intrus ou d’espion. Ces traces de pas n’étaient nul autre que celle de la petite Juno.

Au même moment, une voiture s’arrêta devant l’école. Le père de Juno en sortit, un peu paniquer. Il s’était oublié et n’avait pas vu le temps passé. Il avait laissé sa fille et le petit garçon, qu’elle avait invité, seul bien trop longtemps. Par chance, les enfants étaient toujours là et ils ne semblaient pas inquiets. L’homme eut un soupir de soulagement.

Les temps des rêves :

Bastien et Juno étaient dans leur cabane de couverture. Il s’était réfugié dans leur quartier général. Dans ce lieu magique, fait de vieux draps et d’un bric à braque trouvé dans la chambre et la maison du jeune garçon, les enfants se sentaient invincible.

Il n’y avait de limite à leur aventure. Ils leur suffisaient d’y croire. Ce qui était d’autant plus magnifique qu’ils arrivaient à entrainer leur petit frère et sœur dans leurs rêveries.

Les deux enfants rentraient d’une mission dangereuse. Un inspecteur de la police avait été tué lors du transport d’un étrange masque. Par chance, il avait eu le temps de cacher ce masque et les deux enquêteurs avaient réussi à le retrouver, ainsi que le tueur sans que personne d’autre ne soit blessé.

Dix ans est un âge où on pense déjà au futur et sans savoir vraiment pourquoi les deux enfants se lancèrent dans une discussion rêveuse.

- Tu sais, Bastien, une chose que j’adorais faire. C’est réunir tous mes amis. Après, on monterait tous dans un bus et on partirait vers une plage. Celle où je suis allée en vacance en Belgique. Ce serait magique !

- Quand on sera plus grand, on apprendra à conduire et on partira là-bas !

- Oui, c’est quelque chose qu’on doit absolument faire avant de mourir…

- Oh, tu sais. On a le temps : Je mourrais à deux cent quarante deux ans.

- Deux cent quarante deux ans ?

- Oui, dans un accident de deltaplane. Ce sera juste avant mes deux cent quarante trois ans.

Les deux enfants sourirent. Une partie d’eux connaissant pertinemment la vérité. Bastien ne pourrait surement pas vivre si vieux, mais le rêve était plus beau et plus fort. Alors, ils continuaient de rêver.

Le temps de la sagesse :

La femme traversa la route. Il se tenait étonnamment droite pour son âge, quatre-vingt cinq ans. Elle maintenait fermement son sac à main devant son grand manteau beige. Ces cheveux étaient blancs depuis bien des années, mais son visage avait été épargné par la vieillesse et seul de petites esquisses de rides y étaient apparues.

Elle tourna à gauche et s’engouffra dans une jolie petite maison, coincé entre deux immeubles bien plus imposant. Elle monta les quelques marches qui la séparait d’une autre porte, se déchaussa et entra sans frapper où s’annoncer.

La porte débouchait sur une grand salle qui était un mixe entre le bureau et la bibliothèque. D’immenses étagères couvertes de livre décoraient les murs ne laissant que les fenêtres comme ouverture. Une grande table en bois massif trônait sur la partie gauche de la salle, même si elle disparaissait presque sous les feuilles volantes et les livres ouverts. Face à elle de l’autre coté de la salle reposait un vieux bureau croulant, tout comme sa consœur, sous les documents divers et variés.

On entendait un frottement régulier ; celui d’un crayon sur du papier. Cela révélait donc la présence de quelqu’un. Cette personne se trouvait être un vieil homme presque caché derrière la paperasse du bureau. Il griffonnait une nouvelle histoire farfelue dont il avait le secret et qui lui avait fallu plusieurs prix littéraires.

- Bonjour, Juno. Comment vas-tu ?

- Surement mieux que toi, mon cher Bastien. As-tu seulement mangé depuis hier ? Tu es pâle comme un de mes vieux torchons pour le ménage.

- Je n’ai pas le temps. Je t’ai déjà expliqué. Je veux finir cette histoire avant que sonne mon heure. Je n’ai pas ta santé et je ne pourrais pas vivre jusqu’à deux cent quarante deux ans.

Effectivement Bastien était malade atteint d’un mal qu’il avait préféré oublié. Son cancer grandissait en lui en lui assénant des coups aussi douloureux que ceux d’un poignard tenu par un ami. Ces cheveux, auparavant brun, était devenu gris : celui du ciel lors des jours de pluie. L’homme était déjà fin, mais la maladie et ces longues périodes sans repas l’avait terriblement amaigrit. Sa peau était parcheminée comme le papier qu’il manipulait jour après jour.

- On devait avoir dix ans… Je crois que je ne me trompe pas. Oui, nous avions dix ans. Tu t’en souviens surement très bien : tu as ton incroyable mémoire. On parlait du futur. On avait chacun un rêve…

Bastien sourit subtilement tant qu’il se remit à gratter le papier à l’aide de son crayon. Il aimait se souvenir : il avait depuis toujours tiré ces histoires de souvenir ou de rêve, même si ce n’était pas toujours les siens. Il cessa d’écrire et ferma les yeux pendant que son amie de toujours lui racontait son souvenir.

- On était dans une cabane et on venait de résoudre l’un de nos enquêtes. Je ne sais plus qu’est qui en découlait, mais c’était une enquête compliquée… Je t’ai alors fait par de mon rêve. On l’a réalisé, on est parti toute une bande de joyeux larrons sur une plage, même si aucun de nous deux n’avaient apprit à conduire comme on comptait le faire.

Tu m’avais, alors, dit qu’on avait le temps. Parce que tu allais vivre jusqu’à deux cent quarante deux ans dans un accident de deltaplane. C’était complètement fou, mais j’aurais aimé que tu puisses réaliser ce rêve…

Bastien se souvenait vraiment bien de ce jour là, des deux rêves et de la folie de leurs aventures. Il eut un sourire nostalgique qu’une vague de douleur fit disparaître. Sa maladie ne lui permettait même pas d’être nostalgique.

- Tu sais Juno. Je me suis plutôt bien débrouillé. Je ne suis pas devenu auteur pour rien. Mes deux cent quarante deux ans, je les ai largement. J’ai vécu mille fois plus qu’on a l’impression. Parce que je me suis servi de ma caboche. Chaque mot que j’ai tracé, chaque histoire, je les ai vécu avec mes personnages, en eux en quelque sorte. Et puis… Pour ce qui est du deltaplane, ne t’inquiète pas, je ne vais pas tardé à en faire l’expérience…
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MessageSujet: Re: Les libellules d'Azure. Mar 24 Déc 2013 - 12:00

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MessageSujet: Re: Les libellules d'Azure.

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